Le judo : la pédagogie d’une vie

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A 43 ans, Mohamed Ouali, judoka et professeur au Judo club Marnaval Saint-Dizier, a obtenu un sixième Dan faisant de lui un « haut gradé » dans la discipline. Cette distinction récompense sa pratique sportive mais aussi son investissement associatif. Présentation.

Mohamed Ouali fréquente les tatamis depuis l‘âge de 8 ans. Ainsi, cela fait plus de 35 ans que jujitsu, randori et kimono n’ont plus de secret pour lui. « Mes parents m’ont inscrit au judo pour me canaliser. Au départ, j’étais un élève moyen, plutôt grand et fin, pas très doué en compétition » se souvient-il avant d’ajouter « à force de travail et de persévérance, à l’âge de 16 ans, ça a payé. Aujourd’hui, je me rends compte que sans le soutien de mes parents, et surtout mon père, je n’en serais pas là. Il m’a poussé à continuer ». Avec à son actif deux troisièmes places en championnat de France - ceinture noire toutes catégories - et le titre de champion de France des entreprises, Mohamed Ouali peut se targuer d’être un haut gradé du judo local. Désormais sixième dan, le judoka bragard fait partie des dix candidats ayant réussi cette épreuve nationale.

Au cours de son examen, le 5 novembre dernier, à Paris, il a présenté ses savoir-faire pendant une demi-heure avec des démonstrations de jujitsu (self défense), de kata (chorégraphie d’arts martiaux) et des techniques sur le thème de la reprise d’initiative. Il s’est également entretenu avec les juges sur son parcours et son engagement sportif et associatif.

Le judo, un outil pédagogique

« Depuis l’âge de 17 ans, j’encadre les jeunes. J’ai toujours voulu m’impliquer pour aider les autres » explique Mohamed Ouali. Occupant le poste de directeur technique adjoint au Judo club Marnaval
Saint-Dizier, il a accompagné de nombreux jeunes dans leur progression, comme notamment Axel et Arthur Clerget, ou encore Mélanie Clément - titrée championne de France en 2015 - qui a conservé son titre, en novembre dernier, dans la catégorie moins de 48 kg.

« Pour moi, le judo est un très bon terrain d’expérimentation de la vie. Il permet aux plus jeunes d’accepter les règles et la défaite, de respecter les autres et surtout de s’exprimer et de se dépasser » poursuit le directeur technique, également professeur des écoles à l’école Albert Camus. Avec ses élèves de CM2, il orchestre chaque année une initiation au judo dans le cadre du cycle d’opposition. « Il y en a toujours 4 ou 5 qui s’inscrivent et ça pousse les autres à faire du sport » sourit-il.

Un attachement au Judo Club Marnaval Saint-Dizier

Ayant rencontré Francis Clerget, le directeur sportif du club, dès son plus jeune âge, Mohamed Ouali est l’un des premiers judokas à avoir entièrement effectué son parcours sportif dans la cité bragarde. « J’ai une véritable affection pour Francis qui m’a poussé à m’accrocher et à bosser, que ce soit au niveau sportif ou professionnel » confie le judoka. En tant que vice-président de l’Office municipal des sports, il témoigne : « j’aimerais que tous les clubs puissent avoir l’organisation du judo club. Ça favorise un meilleur encadrement des plus jeunes et de meilleurs résultats. »

 

Dans la bouche d’Axel Clerget, 6e mondial au judo, dans la catégorie moins de 90 kg

« Je félicite Mohamed, mon grand frère pour son 6e Dan. Je lui dois beaucoup, notamment pour le travail au sol. C’est une belle récompense pour un grand enseignant. »

[ Publié le : lundi 30 janvier 2017, à 16h08 ]

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