Ces secteurs qui recrutent : l'industrie

Industrie Emploi

En Champagne-Ardenne, l’industrie emploie environ 80 000 salariés, soit 25 % de l’emploi total de l’ex-région. C’est aussi l’employeur principal des cadres, 23 % d’entre eux travaillant dans l’industrie, contre 17 % dans le reste de la France. Le secteur métallurgique notamment, dont le savoir-faire perdure depuis près de neuf siècles, est l’un des plus gros recruteurs.

L’industrie, un secteur à la pointe

Souffrant, à tort, d’une image peu dorée, la métallurgie et l’industrie de manière générale peinent à attirer les jeunes. Pourtant les perspectives d’emploi et d’évolution de carrière n’ont jamais été aussi fortes. Les entreprises recrutent, un constat perçu sur les bancs du Centre de Formation d’Apprentis de l’Industrie (CFAI) à Saint-Dizier. « Nous avons été créé par les industriels pour former des jeunes en fonction des besoins de leur activité. Nous accueillons ainsi à Saint-Dizier 140 apprentis en Bac Pro et BTS sur les métiers de la chaudronnerie, de l’usinage, de la fonderie, de l’électrotechnique, de l’environnement nucléaire ou encore de la maintenance industrielle. Nous proposons également des formations qualifiantes sur ces mêmes métiers aux demandeurs d’emploi mais également aux salariés des entreprises » détaille Damien Chatard, responsable du Pôle Haute-Marne, avant de poursuivre : « nous travaillons avec un vivier d’une centaine d’entreprises, de la TPME à la multinationale. Néanmoins, pour le BTS maintenance par exemple, 13 offres d’apprentissage n’ont pas été pourvues sur les 28 proposées, faute de candidats. Nous mettons donc en place une communication appuyée pour dépoussiérer les préjugés autour de l’industrie. Nos apprentis sont nos premiers promoteurs. »

Et le secteur a de quoi attirer : de nombreuses entreprises ont su s’adapter aux mutations technologiques, avec de nouveaux procédés robotisés, et sont aujourd’hui à la pointe de la technologie. Quel que soit leur secteur d’activité, leurs productions d’excellence impliquent des métiers aux savoir-faire appliqués.

 

Portraits de 3 apprentis en BTS

Steven, 22 ans

J’ai débuté dans la cuisine et ce milieu ne me convenait pas du tout. J’ai donc choisi la maintenance. Ce que j’aime c’est découvrir les systèmes, comment les machines fonctionnent, les nouvelles technologies et la robotique. Je suis en apprentissage chez Miko depuis 5 ans. Dans la maintenance, il y a parfois des moments calmes quand tout fonctionne bien, mais nous devons être sur le qui-vive pour intervenir dès qu’il y a un souci.

Léo, 25 ans

J’ai d’abord obtenu un CAP de menuiserie agencement puis j’ai essayé la maintenance et j’ai trouvé ma voie. J’ai travaillé 3 ans pour Ferry Capitain et actuellement je suis chez Mannesmann à Vitry-le-François. L’entreprise me fait confiance, je travaille avec une certaine autonomie.

Valentin, 25 ans

J’ai commencé par un apprentissage en cuisine mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas fait pour moi. Après une période de transition avec plusieurs stages découverte, j’ai eu une révélation pour le métier d’usineur dans une industrie médicale. Je voulais moi aussi créer quelque chose qui servirait aux autres. L’usinage, c’est partir d’un bloc de matière brut pour créer une pièce, selon un plan, en enlevant la matière au moyen d’une machine outils à commande numérique ou traditionnelle.
J’ai déjà obtenu mon Bac Pro Technicien d’usinage. L’alternance me convient : je suis rémunéré et j’ai déjà un pied dans la vie active, avec les mêmes avantages et les mêmes inconvénients que tout salarié. Après mon BTS, j’irai en licence professionnelle.

 

Pour se former, Valentin, Steven, Léo et les autres bénéficient d’un matériel de pointe, semblable à ce qu’ils trouveront en entreprise. 
Rémunérés selon leur âge et leur année de diplôme, les apprentis en métallurgie bénéficient d’une convention collective avantageuse. Celle-ci prévoit une rémunération supérieure à la base prévue dans le code du travail (exemple : un jeune de 15 ans qui rentre en seconde aura dans une entreprise de la métallurgie 35 % du SMIC contre 25 % pour un autre apprenti dans une autre branche professionnelle).

[ Publié le : lundi 14 janvier 2019, à 14h09 ]

[ Dernière mise à jour : lundi 14 janvier 2019, à 14h17 ]

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