Dépôts sauvages, l’affaire de tous

Environnement

Les dépôts sauvages se multiplient de manière croissante en territoire urbain comme en zone rurale où les déchets gagnent accotements, caniveaux, forêts, espaces publics et privés. Contre ces nuisances environnementales et visuelles, des actions sont mises en place par les collectivités et des initiatives citoyennes émergent.

Les dépôts illégaux sont récurrents et tendent à s’accroître en ville et à la campagne. On peut trouver des mégots, emballages de restauration rapide dispersés sur les trottoirs, du verre brisé et des canettes laissés sur les lieux de consommation ou encore des encombrants abandonnés au pied des points d’apport volontaire ou même des masques, en cette période de pandémie, jusque dans les chemins forestiers. Cet incivisme se répète aussi en lisière de forêt, où des matériaux de construction déversés en toute discrétion rejoignent des encombrants divers, les abords des routes et des champs sont jalonnés de détritus balancés par les fenêtres de voitures et de camions.

Ces infractions posent de nombreux problèmes d’ordre environnemental, de salubrité publique et de coût aux collectivités. Pour s’attaquer au fléau, les maires disposent de mesures préventives et de moyens répressifs. Les actions de sensibilisation citoyennes comprennent l’affichage de campagnes pédagogiques, le rappel des horaires d’ouverture des déchetteries par voie de presse, la mise à disposition du calendrier des collectes des ordures ménagères et du tri sélectif, l’organisation de balades écologiques… Les moyens de lutte mis en oeuvre sont par exemple : le contrôle par vidéosurveillance des sites sensibles et la fouille des déchets pour tenter d’identifier les auteurs, la pose de barrières pour bloquer l’accès aux zones fréquemment souillées, les amendes forfaitaires (de 68 € à 1 500 € selon la gravité du délit) qui peuvent s’accompagner du retrait de déchets et la remise en état du site pollué par les contrevenants.

À noter que la propreté de notre ville et de notre campagne dépend aussi du civisme de tous.

Plogging : la performance spotive au service de l'écologie

Courir et collecter les détritus qui jalonnent les parcours empruntés, l’idée n’est pas nouvelle cependant, le concept suédois « plogging » (issu de la contraction « plocka upp » qui signifie ramasser et jogging) médiatisé via les réseaux sociaux connaît aujourd’hui un engouement mondial. En France, l’association Run Eco Team mobilise autour d’une application quelques milliers d’adeptes, dont Florian Flahaut, joggeur bragard. « Le plogging est un sport à part entière qui combine, course, marche, arrêt suivi d’enchaînement de mouvements (sauter, s’accroupir, se relever) » explique-t-il. Sans perdre de vue la notion d’éco-responsabilité, le jeune homme précise « Quadriller la ville, me permet un éventuel signalement au service Proximité d’absence de poubelle, situer des zones propices à l’abandon d’encombrants. »

Par ailleurs, la course intègre le concept de challenge car elle permet aux coureurs, solo ou en groupe, d’enregistrer leurs performances en comptabilisant les kilomètres parcourus, la quantité de déchets ramassés et poster les photos de leurs « trophées » sur Facebook, l’objectif étant de faire monter les enchères ! Les sportifs procèdent ensuite au tri sélectif. Cet éveil de consciences collectif est à l’initiative d’autres actions sur les plages, en mer, à la montagne.

[ Publié le : jeudi 7 janvier 2021, à 16h08 ]

[ Dernière mise à jour : vendredi 8 janvier 2021, à 9h03 ]

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