Droyes dans une dynamique d’avenir

Agglomération Rives Dervoises

Droyes est regroupée avec Puellemontier, Louze et Longeville-sur-la-Laines, depuis janvier 2016, pour former Rives Dervoises. Une union de proximité et d’histoire qui expérimente la participation citoyennne pour construire un avenir commun.

L’histoire de Droyes est liée à la colonisation monastique, menée à partir de la fondation du monastère du Der par Berchaire, vers 672. Néanmoins, un acte de 1114 mentionnant le toponyme Dreia d’origine celtique, qui désignerait l’une des deux rivières qui traversent le village, atteste une antériorité mérovingienne.

Au plus fort de sa population, vers 1850, le village compta le millier d’habitants, 75 activités basées sur l’exploitation des productions locales. Le déclin démographique important s’amorça début XXe siècle laissant supposer une désertion rurale au profit des villes industrialisées qui cherchaient de la main d’oeuvre en offrant de meilleures conditions de travail et de salaire. De nos jours l’activité économique se recentre sur 2 charpentiers, un plombier-chauffagiste, électricien, peintre, plâtrier-plaquiste, ferrailleur, exploitant forestier, couturière, producteur de foie gras, pédicure pour bovins, armurier, maréchal ferrant et artisan multiservices espaces verts. Les seuls bouilleur de crus, charbonnier et 8 exploitants agricoles perpétuent la tradition locale. Par sa proximité avec le lac du Der, la location de gîtes et chambres d’hôtes crée un nouveau type de prestations.

Le regroupement pédagogique Droyes/Puellemontier compte une petite cinquantaine d’enfants allant de la maternelle jusqu’au CM2. Le lycée agricole qui assura durant près de 50 ans la formation de jeunes agriculteurs fait l’objet aujourd’hui d’un projet de résidence intergénérationnelle.

L'environnement au service de tous

Située au nord de Montier-en-Der, Droyes est parcourue par l’Héronne et son affluent la Droye. Son finage comprend deux hameaux, les Granges sur les bords de la Voire et le Voy, quelques fermes isolées et un étang alimenté par la rivière Varanne. En 1950, la France instaure une politique de remembrement. Les haies qui constituent le paysage de bocage sont effacées, on donne aux rivières un cours rectiligne. Aujourd’hui, sur ce territoire historiquement marécageux, le Conservatoire des espaces naturels de Champagne a rendu ses méandres à l’Héronne permettant aux prairies humides de reprendre leur rôle d’éponge en régulant les flux d’eau stockés lors des pluies ou des crues et en les restituant en période de sécheresse.

Le centre du village, dispose de beaux alignements de maisons à pans de bois. Les tavillons qui recouvrent les façades exposées aux intempéries sont réalisés en aulne, un arbre abondant en zone humide et au bois imputrescible. La préservation de cet habitat traditionnel est au coeur d’une réflexion visant à définir une règlementation lors de restauration extérieures.

 

Petit Paysan

En 2016, le hameau des Granges servit de lieu de tournage au film « Petit Paysan » réalisé par Hubert Charuel, un enfant du village. Le film a été triplement récompensé au festival de Cannes en 2018.

[ Publié le : vendredi 9 avril 2021, à 10h54 ]

Retour