Le bodybuilding dans la peau

Vie associative

On pourrait qualifier Mélanie Pfister de « wonderwoman » : bodybuildeuse de haut niveau, elle est aussi maman et infirmière libérale. En 2017, elle a enchaîné les compétitions et décroché une place aux championnats mondiaux le 2 décembre prochain à Biarritz. Rencontre.

Le bodybuilding, pratiqué uniquement par des hommes à l’origine, consiste à développer sa masse musculaire dans un but esthétique. Une discipline originale mais très exigeante à laquelle s’adonne Mélanie Pfister depuis 2012. « Quand j’ai rencontré Thomas, mon mari, il faisait de la musculation, ça tombait bien je voulais faire du sport. C’est devenu une passion de couple. »

Entrainement et diététique

Vivre cette passion à deux, c’est mieux, car cela demande un régime alimentaire strict (six repas par jour à base de protéines, de sucres lents et de légumes) et des entrainements quasi quotidiens en salle. L’alimentation représente 70% du travail. « Je suis suivie depuis 2015 par un préparateur physique basé à Menton. Il établit mes repas et mes exercices de musculation. Chaque semaine, je lui envoie mon poids, mes mensurations et des photos. En fonction de l’objectif à atteindre, il réajuste. » La préparation consiste en une prise de masse (l’athlète mange en quantité et s’entraîne pour augmenter la taille du muscle), suivie d’une « sèche » d’environ 4 mois avec une alimentation très encadrée. 48h avant une compétition, l’apport en eau est limité et les repas sont constitués de sucres lents. Le muscle se gorge du sucre (c’est la recharge) et vient se coller à la peau pour être bien visible.

Ce qui me plaît le plus, c'est de monter sur scène.

Mettre en valeur ses muscles, c’est tout l’enjeu de la compétition. « Je m’entraîne aux poses obligatoires pour bien valoriser mes atouts. Il faut sortir du lot. Je ne suis pas une championne dans l’âme, je veux juste profiter. » Pourtant, les victoires s’enchaînent : 4e aux championnats de France catégorie Bodyfitness masters (plus de 35 ans) en avril, 1re au Grand Prix de Nice le 2 septembre, non classée à l’Arnold Classic Europe le 22 septembre mais qualifiée pour les championnats du monde. « Je me dis toujours que c’est la dernière compétition mais tout s’est enchaîné. L’objectif est de bien me classer aux mondiaux pour ne plus avoir à repasser par le cursus France. Après cela, je reste une année sans faire de compétition, pour reposer le corps mais aussi l’esprit. »

La recette du succès ? Sa détermination et le soutien inconditionnel de ses proches.

[ Publié le : lundi 27 novembre 2017, à 16h39 ]

[ Dernière mise à jour : lundi 27 novembre 2017, à 16h49 ]

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