Le bois, une filière pleine de ressources

Environnement Économie

La forêt est largement présente sur notre territoire et dans notre vie de tous les jours, de la balade en passant par le mobilier et l’utilisation de bois pour nous chauffer. Macobois, un projet régional et collaboratif, s’est structuré début 2017 pour promouvoir une gestion durable de la filière. Zoom sur cette initiative.

« Le projet Macobois est né en janvier 2017 et il rassemble l’ensemble des acteurs de la filière bois-énergie du territoire de Champagne-Ardenne : gestionnaires privés et publics comme l’Office national des forêts (ONF) ou les fournisseurs de boisénergie, experts et collectivités territoriales » annonce Jonathan Grenier, coordinateur du projet, avant de préciser « Cette initiative résulte de l’appel à projet, lancé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), en 2016 pour lequel nous avons été retenus et nous bénéficions de 2,6 millions d’euros d’aides jusqu’à fin 2019 ». 

L’objectif de Macobois est de mobiliser 185 000 m3 de bois supplémentaires sur les 3 années du projet, tout en impulsant une démarche de valorisation et de structuration de la filière. Ainsi, les actions menées ont pour objectifs d’améliorer le reboisement, d’accompagner les propriétaires dans la gestion durable de leur forêt et de structurer la filière bois-énergie.

Pour cela, les animateurs de Macobois organisent régulièrement des rencontres et formations à destination des professionnels et des propriétaires forestiers. « Nous abordons avec eux la réglementation et la gestion pérenne des forêts » explique le coordinateur avant de poursuivre « les propriétaires peuvent bénéficier de 40 % de subventions pour leurs opérations de reboisement ». Enfin, le projet favorise la création d’aires de stockage pour le bois destiné à la production d’énergie, comme par exemple les plaquettes utilisées pour les chaufferies biomasse.

Un projet multipartenarial

Macobois est le projet français mobilisant le plus de partenaires autour de la filière bois. « Il s’agit également, à travers nos actions, de rassurer l’opinion publique sur l’intervention humaine en forêt et de faire comprendre que si c’est bien fait, c’est bénéfique pour la biodiversité »explique Jonathan Grenier. En effet, le principal enjeu est d’atteindre un compromis entre développement économique, avec la production de bois, développement durable, avec la préservation des forêts et accueil du public avec la médiation et la promotion des métiers.

 

« Dervos », ou chêne en celte

La surface forestière de la Communauté d’agglomération est de 40 000 hectares, majoritairement peuplée de chênes pédonculés à 46 % et de chênes sessiles à 32 %. Frênes, peupliers et autres feuillus ou résineux complètent les essences présentes.

Cette aire forestière est l’une des 7 zones retenues au sein du territoire Champardennais, par le projet Macobois, en raison du fort épisode venteux de 2015 ayant endommagé les massifs forestiers. Le parc de chaufferie-bois, en cours de développement (réseaux de chaleur de Saint-Dizier et Wassy) et le patrimoine naturel et environnemental du bocage champenois s’avèrent être de véritables atouts de développement local.

[ Publié le : mercredi 16 janvier 2019, à 15h49 ]

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