L’élevage d’oeufs bio du Creux chemin

Agriculture

À la tête d’une exploitation de polyculture-élevage, Laurent et Adeline Viard élargissent leurs activités par la production d’oeufs labellisés, en raison d’un marché en pleine expansion. L’élevage de poules pondeuses, implanté aux abords de Chevillon, répond à un cahier des charges « plein air » garant d’un produit qualitatif et du bien-être animal.

L’exploitation agricole de Laurent et Adeline Viard est orientée vers la culture céréalière et l’élevage de vaches laitières mais, depuis février 2021, le couple développe une nouvelle production. « Nous voulions exercer une activité avicole » explique Laurent Viard. « En 2018 nous avions visité un élevage et ça nous a plu, alors on s’est lancé ! » complète son épouse. Le couple a bénéficié de l’accompagnement de la société marnaise CDPO pour la création de l’élevage, distribution et commercialisation des oeufs ainsi que d’une aide aux investissements dans les exploitations agricoles du Grand Est.

Le poulailler, l'habitat indispensable

Un poulailler de 2 000 m² avec un parcours à ciel ouvert de 4,80 ha a vu le jour au hameau La Landre. L’aménagement de la volière préserve le comportement naturel des poules qui évoluent à leur aise sur les équipements et la zone de détente au sol. Surmontées de perchoirs, les deux gondoles séparées par une allée centrale accueillent pondoirs et abreuvoirs. Au niveau inférieur un tapis évacue vers l’extérieur les fientes destinées à l’agriculture bio. Des extracteurs placés aux extrémités du bâtiment, et des fenêtres latérales en cas de chaleur, assurent sa ventilation.

Le nourrissage, constitué de céréales respectant le cahier des charges, est effectué régulièrement par un système d’alimentation à chaîne réduisant le gaspillage. « Aucun médicament n’est utilisé, l’hygiène et des compléments alimentaires naturels sont privilégiés. » précise l’éleveur. En fin de matinée, après la ponte, une ouverture commandée libère les volailles sur un vaste espace herbeux prochainement arboré. Le bâtiment, héberge 12 000 poules sélectionnées Novo-white pour leurs oeufs blancs prisés par la clientèle parisienne. En 2022, l’implantation d’un second bâtiment identique permettra de doubler la production.

Le parcours de l'oeuf

« Avec cette nouvelle activité, j’ai quitté l’emploi que j’occupais pour rejoindre mon mari. Je veille au quotidien sur l’état sanitaire des poules et procède au tri des oeufs. » confie Adeline Viard. Dans la pièce, où ils sont acheminés par un tapis en rotation continue disposé au centre du bâtiment, elle prélève les oeufs petits, sales et déformés (environ 200 par jour). Ils sont orientés vers un circuit de transformation destinés à l’agroalimentaire et la restauration. Les oeufs réservés à la consommation, d’aspect lisse et régulier, sont conduits mécaniquement sur des boîtes alvéolées puis stockés au frais avant d’être collectés par la coopérative 3 fois par semaine. Ils seront conditionnés selon leur calibre pour être commercialisés sous une marque de distributeurs dans la gamme « oeuf de plein air ».

[ Publié le : mercredi 19 mai 2021, à 14h37 ]

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