Nouveau commandant à la BA 113 : le colonel Julien Fourneret

Vie quotidienne

Le colonel Julien Fourneret a pris le commandement, le 28 août dernier, de la BA 113 « commandant Antoine de Saint-Exupéry » et de la base de défense Saint-Dizier/Chaumont. Présentation.

Le colonel Fourneret a pris ses nouvelles fonctions de commandant de la BA 113 en août dernier. Cette affectation est dans la continuité d’une carrière déjà riche en expériences pour cet homme de 45 ans originaire du Jura. Rentré dans l’armée de l’air en 1995 pour y faire l’école de l’air à Salon-de-Provence, il suit alors un cursus classique en devenant élève officier apprenti pilote. À l’issue de sa formation, il devient pilote en unité opérationnelle à Luxeuil-les-Bains puis officier au bureau des plans nucléaires à Taverny. Il rejoint alors l’École de guerre à Hambourg, en Allemagne, où il restera pendant 2 ans. C’est en 2012 que le colonel Fourneret intègre les effectifs de la BA 113 à Saint-Dizier au poste de chef des opérations, commandant en second et commandant de l’escadron de chasse « Gascogne ». Un passage de 3 ans en terre bragarde puis il rejoint Paris comme chef du Centre opérationnel des Forces nucléaires puis chef de la section Opération, Divisions Forces nucléaires. En 2017, il accède au poste de chef de la cellule d’expertise nucléaire au cabinet de la ministre des Armées à Paris.

En parallèle de sa fonction de commandant de la base 113, le colonel Fourneret a également pris le commandement de la base de défense Saint-Dizier/Chaumont.

Commandant de base, un véritable chef d'orchestre

« Je souhaitais retourner sur une base avec des avions de chasse, pas trop éloignée de ma famille et dans un environnement de qualité. », précise le commandant avant de poursuivre : « Je considère le commandant de base comme un véritable chef d’orchestre. Je dois veiller à ce que tout le personnel puisse assurer ses missions avec réactivité et dans les meilleures conditions. L’opérationnel et l’humain sont indissociables. Je vais continuer le travail engagé par mes prédécesseurs. De nouveaux projets rendant la base plus opérationnelle en termes d’infrastructures seront également lancés comme la création de nouveaux logements et l’augmentation de la capacité de restauration. Il y a aussi l’évolution du Rafale avec de nouveaux logiciels et calculateurs visant à le rendre encore plus performant. »

Partisan d’une politique d’ouverture de la base sur l’extérieur, le commandant souhaite expliquer autant que possible aux civils ses missions de dissuasion nucléaire, de protection de l’espace aérien et sa capacité d’intervention immédiate. Il se réjouit d’ailleurs de la très bonne intégration de la base aérienne au sein de la population et des acteurs locaux. Avec près de 2 650 heures de vol et une cinquantaine de missions de guerre, le colonel Fourneret est un homme de terrain.

« Je voulais déjà être pilote de chasse à 13 ans. Je vole encore au moins une fois par mois dans le cadre de mes fonctions mais aussi régulièrement en loisir. »

 

La ministre des Armées à Saint-Dizier

Le 4 octobre 2019, l’Armée de l’air célébrait 20 000 jours d’alerte nucléaire ininterrompue et l’accomplissement d’un nouveau cycle de modernisation des Forces aériennes stratégiques (FAS). Madame Florence Parly, ministre des Armées, était présente sur la base aérienne 113, accompagnée par le général Philippe Lavigne, chef d’état-major de l’Armée de l’air. Du Mirage IV au Rafale, du C135-F à l’A330 Phénix, les cycles d’adaptation et de modernisation successifs ont permis à l’Armée de l’air de faire face aux évolutions stratégiques mondiales. Les FAS démontrent quotidiennement au travers de leur engagement dans les opérations et plus de 70 entrainements chaque année leur crédibilité opérationnelle à mener la mission de dissuasion.

[ Publié le : jeudi 28 novembre 2019, à 10h10 ]

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