Protéger la biodiversité

Environnement

Le service Espaces publics de l’Agglomération, tout comme les particuliers, sont confrontés à un nombre grandissant de ravageurs des espaces verts. Attachés à préserver et à encourager la biodiversité, les agents usent des ressources qu’offre la nature ou de traitements respectueux de l’environnement pour lutter contre les insectes destructeurs.

Elles s’appellent mineuses du marronnier, processionnaires du chêne, tigres du platane, ou encore pyrales du buis. Sous ces noms quelque peu poétiques, se cachent des larves, chenilles de papillons ou punaises. Elles se nourrissent inlassablement des feuilles où elles éclosent. L’arbre ou l’arbuste, fragilisé, développe alors d’autres maladies telles que des champignons. Des traitements, adaptés à chaque ravageur, sont mis en place pour enrayer leur progression. Quatre pièges à phéromones sont installés dans les marronniers du square Winston Churchill à Saint-Dizier. Les mâles papillons capturés ne pourront plus se reproduire, limitant le nombre de larves. Au Vert-Bois, des nichoirs accrochés dans les chênes favorisent la venue des mésanges, très friandes de la chenille processionnaire.

Contre la pyrale, un traitement au bacille de Turin (produit autorisé en agriculture biologique) est appliqué sur les buis. Là aussi, un piège à phéromones est utilisé, permettant ainsi d’effectuer des comptages pour la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles (FREDON).

Sauvegarder les auxiliaires

On dit souvent que la nature est bien faite. Là où l’usage de pesticides n’a pas endommagé la biodiversité, on trouve encore des prédateurs naturels - appelés auxiliaires - de ces ravageurs. Les larves de coccinelles, chrysopes ou syrphes (semblables à de petites guêpes) peuvent manger jusqu’à 200 pucerons par jour. Les gendarmes, reconnaissables à leur uniforme rouge et noir, nettoient la nature des petits cadavres d’insectes. Il est important de les préserver, même s’ils nous importunent parfois.

Aux côtés de la Nature

Deux ruches sont installées au jardin de la Sous-préfecture de Saint-Dizier. L’objectif est de lutter concrètement contre la disparition importante des abeilles dont le travail de butinage est vital pour la production alimentaire sur Terre. 40 000 abeilles « buckfast », une espèce douce qui essaime peu, habitent ainsi chacune des ruches. Les colonies pourront atteindre 70 000 abeilles à la fin de l’été et redescendront à 20 000 à l’approche de l’hiver. Par ailleurs, lors du conseil municipal du 29 mars, la Ville de Saint-Dizier a voté l’adhésion aux chartes Commune nature et de l’arbre urbain. Parmi plusieurs mesures, il s’agit notamment de veiller à laisser un espace racinaire suffisant et propice au bon développement d’un arbre nouvellement planté.

 

Le saviez-vous ?

Les coccinelles européennes sont rouges et ne peuvent avoir que 2 ou 7 points noirs sur le dos. Sinon, elles nous viennent d’Asie.

[ Publié le : vendredi 3 août 2018, à 9h26 ]

Retour