Zéro phyto et la ville (re)devient naturelle

Environnement

La loi règlementant l’utilisation des pesticides, mise en application le 1er janvier 2017 dans les collectivités locales, vise à en restreindre l’usage dans les espaces publics pour limiter leur impact environnemental et sanitaire. Comment s’est traduite cette « mise au vert » dans les communes de l’Agglomération ?

La loi de transition énergétique pour la croissance verte votée le 17 août 2015 vise à maîtriser l’usage des pesticides. L’inquiétude repose à la fois sur une possible contamination des eaux souterraines causée par leur usage répété sur des sols perméables puis sur les effets nocifs qu’une exposition récurrente pourrait avoir sur la santé des utilisateurs. Appliquée depuis un an par les collectivités locales, la loi concernera les particuliers en 2019. Ces herbicides, insecticides et fongicides sont utilisés pour l’entretien des parcs et jardins, voiries, trottoirs. Ils ont pour but de lutter contre les « mauvaises » herbes, les insectes ravageurs et les maladies causées par les champignons.

Devenus indésirables les produits phytosanitaires, assimilés à des produits dangereux, doivent être déposés dans des déchetteries. Ils feront l’objet d’une destruction spécifique.

Les actions écologiques engagées par les collectivités locales

À l’exception des cimetières et terrains de sport qui dérogent à la règle jusqu'en 2020, la loi s’applique dans les lieux ouverts au public, selon leur réserve budgétaire, les municipalités ont possibilité de recourir à des solutions diversement onéreuses et efficaces : méthodes de substitution mécaniques et manuelles, gestion différente d’entretien et d’aménagement de l’espace public par la sélection de végétaux et la tolérance des herbes folles, formation du personnel technique. Ces procédés de désherbage plus ou moins doux dépendent de la surface urbaine : la brosse est adaptée sur les zones pavées et caniveaux, les tondeuses et brûleurs thermiques sont réservés aux bords de routes, allées... Les trottoirs sont traités par jets à haute pression. La prévention des « mauvaises » herbes dans les massifs est assurée par le paillage. Le retour aux bouillies et autres recettes naturelles supplante désormais les fongicides. Les jachères fleuries et les abris à insectes sont plébiscités pour recréer l’équilibre naturel des jardins et faciliter le développement des prédateurs d’insectes ravageurs.

Réhabilitons la nature spontanée

Pour faire accepter au grand public une nature moins maîtrisée en ville et dans les jardins, les communes multiplient les actions de sensibilisation à l’emploi de méthodes plus saines et moins coûteuses. Parmi elles : des conseils pour jardiner « autrement » et surtout l’incitation participative de chacun à prendre part à l’entretien de l’espace public, notamment devant chez lui...

[ Publié le : vendredi 9 février 2018, à 9h32 ]

[ Dernière mise à jour : jeudi 7 juin 2018, à 15h33 ]

Retour

Coordonnées

Service Proximité

proximyksjaitq0ae@mi8ojkairie-p5atsaintdizier.fr3qhrtz

Cité Administrative
12 rue de la Commune de Paris
52115 Saint-Dizier cedex

Tel : 03 25 07 31 22