Avenue de la République, Distriver poursuit une histoire commencée au début du XXe siècle. Reprise en novembre 2025 par Matthieu Chaudel, l’ancienne droguerie Dubus garde ses métiers tout en modernisant son accueil, ses outils et sa galerie d’exposition, relancée le 9 mai 2026.

Avenue de la République, Distriver poursuit une histoire commencée au début du XXe siècle. Reprise en novembre 2025 par Matthieu Chaudel, l’ancienne droguerie Dubus garde ses métiers tout en modernisant son accueil, ses outils et sa galerie d’exposition, relancée le 9 mai 2026.
Il y a des adresses qui racontent une ville presque sans le dire. Distriver en fait partie. Installée au 16, avenue de la République, la droguerie trouve ses origines dans les établissements Xavier Monnin, implantés au début du XXe siècle au numéro 5 de la même rue. Revendue à la famille Dubus en janvier 1920, la boutique rejoint ses locaux actuels dans les années 40, avant de prendre le nom de Distriver en 1976, lorsque la miroiterie occupe une part importante de son activité.
Des pigments purs aux produits d’entretien, des plateaux de verre aux beaux-arts, le commerce a traversé les usages. Il a aussi traversé les générations. La famille Dubus l’a tenu jusqu’en novembre 2025, date à laquelle Matthieu Chaudel en devient propriétaire. Entré en 2017 pour développer le site internet, il s’est peu à peu formé au magasin, à la vente, au e-commerce et à la clientèle professionnelle. Jusqu’à ce que Gilles Dubus lui propose de reprendre l’affaire.
Garder l’esprit, changer le rythme
Le passage de relais s’est construit sans rupture. « L’idée était de garder toutes les activités et tous les salariés», résume Matthieu Chaudel. Deux salariés étaient déjà en poste. Un troisième a depuis été recruté. Droguerie pour la maison, beaux-arts, encadrement sur mesure et produits d’hygiène professionnels restent au cœur de l’activité. La reprise ne marque donc pas une rupture, mais un nouveau réglage. Le nouveau gérant veut « dépoussiérer la droguerie », rajeunir les aménagements et utiliser des canaux de vente et de communication plus actuels. Une façon de faire qui s’inscrit dans l’histoire même de la maison. À chaque époque, Distriver a évolué avec les besoins de ses clients, des pigments préparés sur place à la miroiterie, puis aux beaux-arts et à l’encadrement. Le commerce de proximité reste le fil conducteur. Seule la manière de le faire vivre change.
Cette continuité répond aussi à une attente très actuelle. Après l’expérience des grandes surfaces et du choix sans accompagnement, une partie des clients revient vers des commerces capables d’apporter une réponse fiable, précise et durable. « Conseil est le maître mot. On ne vend pas seulement des produits, on répond à une problématique. »
La Galerie République
Mise à l’arrêt par la crise sanitaire, la galerie de Distriver a rouvert le 9 mai 2026. Matthieu Chaudel en a fait l’une de ses priorités dès la reprise. Chaque mois, un artiste différent pourra y exposer gratuitement. Peinture, sculpture, manga, art numérique… le lieu veut s’ouvrir à tous les styles, sans barrière. Une manière de prolonger, à l’échelle d’un commerce, l’ambition portée à Saint-Dizier par MUSE ou La Beauté Sauvera Le Monde, rendre l’art accessible, proche, vivant.