Le futur parc de l’Ornel : un poumon vert à Saint-Dizier

Depuis cet été, le Cœur Gambetta, lieu emblématique de la démarche « Révéler Saint-Dizier », a ouvert ses portes grâce à des aménagements transitoires : promenades, aires de jeux, tables et bancs le long de l’Ornel. Ces réalisations préfigurent le futur parc de l’Ornel : un véritable poumon vert en centre-ville.

Le futur parc de l’Ornel se découvre en plein cœur de ville

Au détour d’une balade le long de l’Ornel, en bas des remparts derrière les Halles, celui-ci révèle son tracé, aujourd’hui souterrain, grâce à des copeaux de bois bleus disposés au sol. Autour de deux allées, bancs et tables permettent de se reposer en plein centre-ville, dans un cadre verdoyant. Une exposition est à découvrir : elle présente l’histoire des lieux du XVIᵉ siècle à nos jours ainsi que les vues du futur site réaménagé.

Ces aménagements provisoires ont été pensés pour répondre aux usages et aux attentes exprimées par les Bragards, en attendant la réalisation du parc définitif.

Un projet d’aménagement ambitieux

Futur cœur battant de la ville, ce parc arboré au pied des remparts constituera un poumon vert rafraîchissant le long d’une trame verte et écologique allant du canal jusqu’à la Marne. L’Ornel sera découvert, reméandré et renaturé avec la reconstitution de ses berges, l’installation de pontons d’assise et la création d’une passerelle de franchissement. Le projet prévoit également une mise en valeur patrimoniale. Un franchissement atypique et ludique des remparts, sous la forme d’une passerelle originale, permettra de découvrir les remparts autrement, avec une balade en hauteur offrant de nouvelles perspectives sur le centre ancien. La restauration du bâtiment des Ursulines permettra de sauvegarder ce patrimoine et de faire revivre ce lieu de vie. Il pourrait accueillir un restaurant de qualité agrémenté de son jardin aromatique et de sept chambres d’hôtel. La terrasse du projet de restaurant surplombera le jardin et sera reliée à la rue Gambetta. Autre atout : la réhabilitation du bâtiment de l’ancien bar Ambassy, qui accueillera potentiellement des commerces en rez-de-chaussée et des logements aux étages, contribuant à dynamiser le quartier.

Le projet comprend également une forte dimension familiale, avec la création d’une place végétalisée derrière l’église Notre-Dame, qui comprendra des jeux pour enfants, des bancs et une fontaine sèche. Enfin, un cheminement sera créé depuis le parvis des Halles pour accéder à cette place végétalisée donnant sur le parvis de la future médiathèque et la place Émile-Mauguet.

Un réseau de places

Ces aménagements s’inscrivent dans un projet plus large de création d’un véritable réseau de places dans le centre historique.
L’objectif est clair : multiplier les pôles d’attraction pour inciter les habitants à circuler d’un lieu à l’autre, redonner à l’espace public sa fonction de rencontre et ainsi soutenir l’ensemble du centre-ville et de ses activités.

Un nouvel espace pour le développement de la biodiversité

Découvrir l’Ornel permettra un gain en termes de biodiversité, notamment pour la faune et la flore du milieu aquatique. Il devrait permettre de favoriser la reproduction de libellules et de demoiselles, dont les larves se développent dans l’eau. Les adultes vivant à proximité de points d’eau devraient aussi être visibles dans le futur parc.

Un peu d’histoire…

Les remparts

Les anciens remparts de la ville, dont certains morceaux sont encore visibles au sein du Cœur Gambetta, étaient garants de la sécurité de la ville et de ses habitants.

Lors du siège de 1544, la ville de Saint-Dizier est assiégée par l’armée de Charles Quint. La ville résiste durant six semaines aux assauts de l’armée espagnole grâce à eux. Selon la légende, l’attitude de la ville durant le siège lui vaut sa devise Regnum sustinent (« ils soutiennent le royaume »), et le nom de ses habitants, les Braves Gars (les Bragards), donnés par François Ier, roi de France.

Au fil des années, la frontière de la France se déplace à l’est. La ville de Saint-Dizier, n’ayant plus vocation de forteresse, voit ses remparts disparaître peu à peu.

L’Ornel et l’industrie

L’eau de l’Ornel a permis de développer de nombreuses activités grâce à des moulins à eau et à vapeur. À l’emplacement des Halles, la brasserie Thomas fonctionne à la vapeur de 1831 à 1910.
En traversant l’actuelle rue Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, l’atelier de serrurerie et mécanique de M. Millot fonctionne grâce à une machine et une chaudière à vapeur installées en 1872.

L’Ornel est aussi à l’origine de l’arrivée de l’électricité à Saint-Dizier ! En 1889, M. Pètre, meunier locataire du moulin appartenant à la famille Viry, situé rue Jumeret et alimenté par le ruisseau, y installe la première usine électrique. Elle procure de l’électricité à soixante abonnés en ville, ainsi qu’aux forges et usines du secteur. En 1890, l’éclairage électrique est inauguré à Saint-Dizier.

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