L'Église Notre-Dame

Parfaitement intégrées dans l’espace urbanisé, les églises ont également une histoire, étroitement liée au territoire et à sa population. À Saint-Dizier, l’église Notre-Dame-de-l’Assomption ne fait pas exception.

Un livre ouvert sur la cité

C’est dans l’année 1202 que Gui II de Dampierre, seigneur de Saint-Dizier, décida de poser la première pierre de l’église autour de laquelle allait être bâtie la ville fortifiée qui a connu un destin aujourd’hui ancré dans l’histoire de France. De style gothique et d’abord dédiée à saint Pierre, elle fut réparée et remaniée à plusieurs reprises, souvent à cause de sinistres qu’elle dut subir. Un des plus connus fut lors du siège de Saint-Dizier par Charles Quint, en juillet 1544.

En cette année, le clocher qui dépassait des remparts offrait un poste d’observation et de tir de choix. Le 7 juillet, on y hissa au sommet deux pièces d’artillerie pour frapper les lignes espagnoles ennemies, au sud. On ordonna alors la destruction du clocher. Deux, puis quatre canons ne purent y parvenir, à cause du mauvais temps. Lors des réparations faites en 1634, on scella pour mémoire quatre boulets de canon tirés en 1544 à son angle sud-est.

Un autre événement important fut l’incendie qui ravagea une partie de la ville dans la nuit du 19 au 20 août 1775. À cette époque, le clocher était couvert par une toiture en dôme surmontée d’une lanterne. Cette nuit-là, l’histoire raconte qu’Alexis Le Pot, boulanger en face de l’église, mécontent que sa fille soit rentrée tard de la fête patronale qui avait lieu, fit tomber son bougeoir en la giflant. Les maisons, en bois et accolées les unes aux autres, s’embrasèrent rapidement. Dans la lanterne du clocher, le clerc du guet qui surveillait la ville n’eut le temps que de sonner l’alarme, avant que des braises portées par le vent ne vinrent embraser la lanterne puis l’ensemble de l’édifice et fondre les cinq cloches et les timbres de l’horloge.

C’est en 1779 que l’on décida de la reconstruire dans le style classique. On put alors sauver des ruines la façade, le clocher et une chapelle collatérale, où prend place de nos jours la mise au tombeau portant la date de 1507. La nef devait être élevée avec les deniers de la Ville, alors que le choeur était aux frais du clergé, représenté par l’abbé Clément, et de la noblesse, en la personne du duc d’Orléans. Les deux hommes ne s’entendant pas, la nef terminée en 1782 resta sans choeur jusqu’en 1790, chacun attendant vraisemblablement de son opposant qu’il soit plus généreux que lui-même.

Lors de la Révolution, les deux statues qui représentaient Gui II et Mathilde de Bourbon, son épouse, disposées de part et d’autre de l’entrée principale, furent brisées. À l’intérieur, lors de travaux menés entre 1862 et 1863, on redécouvrit la chapelle ayant survécu à l’incendie, qui avait été murée.

Un mobilier représentatif

Entre le tableau de l’Assomption, oeuvre de Colombelle (1646-1717) qui ornait auparavant la baie d’axe du choeur, l’orgue installé en 1792, le Christ fondu par la fonderie de Sommevoire pour l’exposition universelle de 1860, les vitraux offerts par des mécènes locaux et les divers autres ornements, Notre-Dame-de-l’Assomption est comme tant d’autres églises, un livre ouvert que les siècles enrichissent, sans jamais rien y effacer.

La Vierge à la Tuile

Statue du XVe siècle, elle est ainsi nommée car elle ornait naguère la porte de ville qui débouchait sur le faubourg de Gigny. Lors d’une tentative d’intrusion, elle aurait réveillé la sentinelle. Fort mécontent, l’intrus lui aurait alors lancé un morceau de tuile pour se venger.

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