La Base Aérienne 113

Seule base aérienne dotée d’une cinquantaine de Rafales, fleuron technologique de l’armée de l’Air, la BA 113 de Saint-Dizier participe à la mission de dissuasion nucléaire de la France et emploie 1800 personnes.

Premier employeur du département

Dotée de deux escadrons de Chasse Rafale, soit une cinquantaine d’avions, la BA 113 de Saint-Dizier représente à ce jour 1800 personnes dont 1700 militaires et 100 civils, 50 métiers et 30 unités en action. Premier employeur du département de la Haute-Marne, la base représente 950 familles sur le territoire de la communauté d'agglomération Saint-Dizier, Der & Blaise, 1400 enfants scolarisés, 80 à 100 naissances par an et 700 emplois indirects induits pour la Ville de Saint-Dizier et sa région.

Des missions polyvalentes

Les missions de la base de Saint-Dizier sont de participer aux fonctions stratégiques de la Défense et de la sécurité nationale. Elle assure des missions de dissuasion, de protection d’intervention et procède à la formation de nombreux équipages.

Deux Rafales participent à la protection de l’espace aérien national 24h/24 et 365 jours par an. La base participe, avec le système CROTALE, aux « bulles de sécurité » des grands événements nationaux et internationaux (14 juillet à Paris, G8 à Evian, sommet de l’Otan en 2009…). Elle participe également à la sécurisation de l’aéroport de Roissy dans le cadre du dispositif Vigipirate. La base participe à la dissuasion nucléaire de la France avec la mise en service opérationnelle depuis juillet 2010 du couple Rafale - missile ASMPA. Les militaires de Saint-Dizier sont régulièrement engagés dans des opérations extérieures, notamment en Afghanistan en 2007, 2008 et 2009. Lors de sa présentation des vœux aux Armées sur la base de St-Dizier le 4 janvier 2011, le Président de la République a annoncé un nouvel engagement des Rafale en Afghanistan pour 2011.

La base aérienne de Saint-Dizier est par ailleurs devenue depuis le 1er Janvier 2011 le siège d’une Base de Défense Nationale regroupant la BA 113, un régiment d’artillerie (61e RA de Chaumont), un établissement pharmaceutique du service de Santé des Armées (Vitry-le-François) et un dépôt de munitions du Service Interarmées des Munitions (Brienne-le-Château). Au total, 51 bases de défense nationale existent désormais en France. La réussite de cette transformation, qui permet à l’échelle régionale et nationale de mutualiser des moyens humains et matériels et donc de réaliser des économies, constitue à la fois un challenge et un enjeu. Sur le site de Saint-Dizier, environ 2000 personnes y travaillent, relevant de différents commandements.

Les militaires de la BA113 lors du défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées à Paris

Un siècle d’histoire

Le premier atterrissage d’un aéroplane militaire a eu lieu à St-Dizier en 1910. Un siècle déjà ! En 1913, les habitants de la ville financent la création d’un premier terrain. Pendant la première et la seconde guerre mondiale, au gré des événements, le site de Saint-Dizier voit stationner des unités combattantes françaises, alliées ou allemandes. Reconstruite après guerre, la BA 113 est inaugurée en 1951 et prend en 1956 le nom du commandant Antoine de Saint-Exupéry, à l’initiative du colonel Gavoille, commandant de base et ex-compagnon d’armées de Saint-Ex en 1940.

De 1953 à 1966, la base vit au rythme de la Première escadre de chasse (F84) pour la campagne de Suez. De 1965 à 1988, la base assure la dissuasion nucléaire avec l’escadron de bombardement 2.94 Marne (Mirage IV). De 1973 à 2005, c’est la belle époque de la 7ème escadre de chasse (Jaguar) qui intervient dans de nombreuses opérations extérieures. 2006 enfin correspond à la mise en service du premier escadron de chasse Rafale, le 1/7 Provence qui intervient en Afghanistan en 2007, 2008 et 2009. Le 1er juillet 2010, arrive la mise en service opérationnelle du deuxième escadron 1/91 Gascogne qui assure la capacité de dissuasion nucléaire avec la mise en service du couple Rafale / missile ASMPA.

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