Saint-Vrain

A l’est du département de la Marne en Champagne humide, à mi-chemin entre Saint-Dizier et Vitry-le-François, Saint-Vrain est un de ces villages où il fait bon vivre. Des maisons à colombages aux légendes transmises par les aînés, la commune dévoile quelques lieux remarquables.

Saint-Vrain, la légendaire !

Juste derrière la mairie, installée dans l’ancien local à pompe incendie pour des questions d’accessibilité, se dresse l’église du XIe siècle, inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1834. Sa tour carrée du XIIIe siècle présente deux clochers, dont l’un est en extérieur. Le portail sud est surmonté d’une Vierge à l’enfant classée monument historique depuis 1908. L’église est ouverte tous les jours de 9h à 18h, grâce au concours d’une habitante qui assure son ouverture et sa fermeture quotidienne. Dans la rue principale, les habitations de style champenois côtoient les grandes demeures en pierres et les constructions récentes. Deux anciens pigeonniers, aussi appelés colombiers, sont encore visibles au-dessus des porches. En poursuivant en direction d’Heiltzle-Hutier, un marronnier centenaire trône fièrement, offrant la certitude d’une pause ombragée aux marcheurs partis à la découverte du circuit de Saint-Vrain. Cette boucle de 12 km (comptez environ 3h30) a pour point de départ et d’arrivée la salle des fêtes du village. A travers bois, le chemin croise les étangs privés des Lieux et du Gris Mansard.

Convivialité et animations

Comme dans de nombreux villages, il suffit de flâner dans les rues pour ressentir la convivialité des 229 habitants. On se salue par son prénom, « il y a une bonne entente dans le village » confirme Franck Turcato, le maire. En témoignent le succès des animations organisées par les associations de la commune. En tête, les activités pour les enfants proposées par l’Association Loisirs et Jeunesse au Village. Le club des loisirs s’occupe des soirées Beaujolais, concours de pétanque, concours de pêche à la truite et de Noël. « Nous avons également 7 pompiers volontaires qui encadrent les manifestations et une société de chasse » détaille le maire. Côté travaux, la commune a enfoui la totalité de ses réseaux aériens, et débute la reprise des concessions abandonnées du cimetière.

La légende du bief de Saint-Vrain

Il se murmure dans les chaumières que l’on venait en pèlerinage pour guérir les « faous » dans une source qui se trouverait à l’intérieur de l’église actuelle, nommée le bief de Saint-Vrain. Chaque jour, on étendait les fous dans le bief puis on les faisait assister à la messe. Des actes paroissiaux datant des XVIe et XVIIe siècles font état de nombreuses guérisons obtenues grâce à l’intervention de saint Vrain, évêque de Cavaillon connu sous le nom de saint Véran (en 585).

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